Une plume au service d’un combat
Depuis ses débuts avec Ideal J, Kery James a toujours su que le rap était plus qu’une musique : c’était une arme. Une arme pour exister, pour dénoncer, pour transmettre. Chaque album est une fresque où il peint, avec lucidité, les réalités des quartiers, les failles du système et les dilemmes d’une jeunesse souvent abandonnée.
Ses textes, ciselés, ne laissent rien au hasard. Les rimes claquent comme des manifestes. Elles résonnent encore, des années après leur sortie, preuve que ses messages dépassent l’instantanéité du rap actuel. Il ne cherche pas la formule facile, il veut marquer les esprits. Quand il écrit "J’rappe pas pour les beaufs ni pour les bobos, j’rappe pour les miens, les prolos et les pro’bos", il rappelle que sa musique a une direction, un but.